3 jours dans le Bugey

C’est la première Echappey Bivouak de l’année ! C’est Alexandre qui lance la saison et qui nous emmène sur les petites routes du Bugey ! Tu connais ?

 

Blotti au sud du Jura, ce massif offre un éventail époustouflant de paysages : ruisseaux serpentant, falaises majestueuses, prairies verdoyantes, vignobles gorgés de soleil et crêtes boisées. Facilement accessible à quelques kilomètres de Lyon et proche des agglomérations savoyardes, c’est un terrain de jeu riche et idéal toute l’année !

 

Avec un groupe d’une vingtaine de participant.es heureux.ses de remonter sur les vélos après le froid hivernal nous nous élançons d’Ambérieu-en-Bugey ce matin du 22 mars pour 3 jours de découverte du massif du Bugey.

JOUR 1 🚲 de Ambérieu-en-Bugey à Evosges 🚲


🚴🏻‍♀️ 51 km - 1210 m D+

🛌 Nuitée au gîte communal d’Evosges

 La journée commence par un café et un petit-déjeuner copieux chez Tatup, la boulangerie « atypique et rebelle » d’Ambérieu où Nirvan, le boulanger, régale de mille saveurs. Ici tout est bio et 100% produit localement. On embarque de belles miches pour la route prêtes à accompagner nos vélos dans l'ascension vers le plateau !


Et c’est parti, 23 vélos se lancent gaiement sur les chemins de campagne de l'Ain, avant de s'attaquer vaillamment à l'ascension des premiers villages perchés du Bugey. Entre vignes et forêts, on se régale à observer les troupeaux de vaches Highland, reconnaissables à leur pelage touffu et leur petite taille.


La pause se fera à l’issue de la première grosse montée de la journée au château des Allymes. C’est l’heure du pic nique face à une superbe vue sur la vallée.


Nous entamons la deuxième partie de journée par une ascension sur un sentier gravel caillouteux, où même les plus intrépides préfèrent poser pied à terre avant de se laisser glisser le long d'une piste magnifique, serpentant à travers champs puis s'enfonçant dans une forêt enchantée. Voici les premiers cols de l'Ain ! Ici, les montées se succèdent aux descentes dans une danse éternelle. Les efforts consentis dans les côtes s'effacent rapidement face aux panoramas grandioses qui se dévoilent sous nos yeux, et au plaisir de la descente le nez au vent.

 

Une brève halte gourmande à la Fruitière d'Aranc pour nous ravitailler en prévision de la soirée, puis nous avalons les derniers kilomètres sous la lumière dorée de fin de journée jusqu'au village d'Evosges, où le gîte d'étape nous ouvre ses portes pour les deux jours à venir.

JOUR 2 🚲 Boucle autour d’Evosges 🚲


🚴🏻‍♀️ 56 km - 1020 m D+

🛌 Nuitée au gîte communal d’Evosges

Le réveil sonne au gîte d’Evosges ! Le vent a soufflé fort cette nuit et la température a chuté ! Tout le monde se retrouve pour un petit déjeuner copieux et une bonne dose de café brûlant. Aujourd'hui, on roule léger, les sacoches restent sagement au gîte ! Chacun a ses plans pour la journée : certains se lancent dans un parcours plus long passant par le Mollard du Loup et le sommet du massif empruntant de jolis sentiers gravel. D'autres optent pour une balade tranquille jusqu'au plan d’eau des Lésines non loin d’Hauteville.

 

La journée commence par une montée sur une petite route qui se transforme en chemin forestier. Puisqu'Evosges est dans une cuvette, il faut bien grimper pour en sortir ! La descente à travers la forêt est magique, le soleil perce entre les feuilles et nous réchauffe de ses rayons. Arrivés en haut, on profite d’une vue panoramique sur le plateau d’Hauteville. De là, on aperçoit les falaises abruptes en face, typiques de cette partie du massif ! On s'écarte un peu du parcours initial pour tester d'autres sentiers qui semblent plus adaptés à la randonnée qu'au vélo. Pas de souci ! On porte nos vélos sur nos épaules à travers des rochers recouverts de mousse verte, dans une atmosphère mystique. On s'attend à voir un elfe débarquer à tout instant !


On rejoint bientôt le plan d’eau des Lésines, où tous les groupes se rejoignent pour savourer des pizzas, le réconfort ultime du cycliste.

 

Reboosté, le groupe reprend sa route. On longe une carrière, on emprunte des larges pistes forestières bordées de sapins. On se croirait presque au Canada.


De sentiers en petites routes, on revient à la Fruitière d’Aranc pour se régaler de bières, de tarte aux pralines et de Comté, le roi incontesté de ces vallées.


Avant de rentrer au gîte, un détour par le col d’Evosges s'impose, offrant une vue imprenable sur la vallée voisine et le charmant village d’Oncieu, avec ses maisons disposées en cercle autour d'un verger central.



Ce soir, au menu : croziflette végétarienne ! Un repos bien mérité accompagné d'un festin ainsi que d’un atelier animé par Alexandre pour apprendre à tracer et préparer son itinéraire avant de se lancer en voyage à vélo. 

JOUR 3 🚲 De Evosges à Ambérieu-en-Bugey 🚲


🚴🏻‍♀️ 51 km, 640 D+, 1160 D-

Après avoir bouclé les sacoches et rendu le gîte propre comme un sous neuf, l’équipe s’élance pour la dernière journée. Après quelques kilomètres la météo se gâte et nous voilà sous une averse de neige ! Après l’ambiance été du premier jour, on a l’impression de faire un saut dans le temps ! En l’espace de trois jours on aura goûté à toutes les saisons. La neige tient au sol et rend rapidement l’expérience et le paysage magiques. Les petits sapins poudrés saluent notre passage et le soleil revient finalement pour illuminer notre descente vers Cerdon.

 

Cerdon, ce petit bourg viticole renommé pour son vin doux et pétillant, nous accueille dans son café sur la place centrale, offrant chaleur et ravitaillement. Nous reprenons notre route par les vignes et pour observer de plus près les falaises qui entourent la vallée.

 

Une dernière montée nous amène au village de Mérignat puis nous empruntons un sentier en balcon à travers les vignobles, nous offrant une vue saisissante sur la vallée de l'Ain que nous rejoindrons bientôt pour attraper notre train à Ambérieu.

 

Une course effrénée pour ne pas manquer le départ et sauter dans le TER en direction de Lyon, puis le Vélcroc, un bar vélo accueillant et chaleureux où nous retrouvons d'autres cyclopotes pour partager nos récits d'aventure autour d'une boisson chaude et d'une généreuse pâtisserie bien méritée. Merci le Bugey ❤️

Le chemin de Sophie

Sophie incarne la passion pour le vélo et le bonheur d'être dehors ! 

Son histoire avec le vélo est devenue une vocation personnelle et professionnelle, nourrie par l'envie d’aventure et d’indépendance. C’est par la pratique qu'elle s’est lancée dans une nouvelle carrière, explorant de nouveaux horizons :

 

"Je m'appelle Sophie, j'ai fait une reconversion il y a deux ans," partage-t-elle avec enthousiasme. "Je suis devenue mécanicienne cycle et j'ai fait une formation aussi pour être cadreuse. Donc voilà, je suis apprentie cadreuse ! pour l'instant je suis sur la voie mais la route est encore longue."


Sophie
PARIS - Hiver 2024

Pour Sophie, le vélo va bien au-delà d'une simple activité de loisir. C'est un mode de vie, une philosophie qui lui permet de s'épanouir et de se découvrir. "J'ai fait pas mal de vélo avec mes parents, issus d'une culture cyclotouriste". "Tout ça a bien infusé en moi et est revenu plus tard, vers mes 30 ans."

 

Sophie trouve dans le vélo une manière unique de se reconnecter avec la nature et avec elle-même. "Je ne suis pas du tout dans la performance. J'aime bien prendre le temps et j'aime bien aller à mon rythme," confie-t-elle. "Et finalement, dans ce contact avec la nature et dans l'effort, c'est retrouver du contact avec soi. Il y a une vraie recherche de qui on est."

 

À travers ses voyages en solitaire et ses défis personnels, Sophie apprend le dépassement et la confiance "Il y a des moments difficiles et du coup ça apprend aussi la résilience. Après, on est hyper satisfait du chemin accompli. C'est par étape. Je ne brûle pas les étapes. Mais en même temps, il faut un peu se lancer des défis !

Il y a deux ans elle a repris le vélo plus intensément, notamment le bikepacking en gravel grâce aux événements organisés par Caroline (sic cofondatrice Bivouak), qui lui ont permis de prendre ses marques sur des plus longues distances "C'est bien d'être en groupe pour commencer, pour accéder à ce type de voyage , en pouvant compter un peu les uns sur les autres, et puis à un moment donné, réaliser qu'on est capable de le faire soi -même. Dans la dernière aventure, j'ai roulé seule la journée et je retrouvais du monde le soir. 

J'étais satisfaite d'avoir pu faire ça moi-même. Ça m'a permis de me dire, voilà, si j'ai envie de me faire un voyage bikepacking, solo c’est possible. C’est l’étape suivante”.

 

L'engagement de Sophie pour le vélo va de paire avec sa quête personnelle d'accomplissement. "Le vélo a changé ma vie," déclare-t-elle avec conviction. "Parce que je suis immergée là-dedans. C'est tous les sujets qui tournent autour de ça maintenant". Le vélo est un catalyseur de liberté et d’émancipation.

13 500 km en Europe

CYCLING FOR AUTISM


Partir faire un tour d’Europe à vélo, comme une parenthèse enchantée et un défi personnel, c’est un rêve dans un coin de ma tête. Mais le faire pour une cause qui me touche de près, cela devient une évidence.


Je me suis donc élancé le 2 avril 2022 de Blois, en cette journée internationale de l’autisme, pour soutenir l'association "Des rêves pour Xavier" et sensibiliser à l'autisme. L’association a pour but d'aider Xavier, mon neveu autiste non verbal de 15 ans, et sa famille.


Ce périple aura duré 195 jours et m’aura permis de parcourir quelques 13 500 km à travers 25 pays européens ! Mais au-delà des chiffres, il m’a surtout permis de financer un vélo tandem adapté aux besoins de Xavier et son papa.

Croiser une maman ours et ses petits sur la Transfagarasan en Roumanie, briser son embout de chambre à air dans sa pompe à main et compter sur un Letton et son compresseur sorti de nulle part, casser un câble de dérailleur à 30 km du Cap Nord et le voir réparé par un mécano improbable dans la seule petite ville à 200 km à la ronde… Le plus dur, ce ne sont pas les aléas de la route, c’ est de donner le premier coup de pédale et un sens à une aventure. Le reste de l’histoire s’écrit tout seul.


Il y a eu de nombreux moments de doute, quelques galères forcément, des rencontres incroyables et parfois inattendues, de la pluie et du vent de face à n'en plus finir en Norvège.


Mais surtout des moments magiques, un bonheur et une liberté de tous les instants, qui ne peuvent s’expliquer sinon se vivre. Et surtout une cause à défendre qui m’a donné la force de sortir tous les matins de mon sac de couchage et de ma tente pour aller atteindre ce rêve.


Ce périple m’a appris beaucoup de choses sur moi, sur le monde qui nous entoure, sur la bonté et la bienveillance des gens que nous croisons sur notre route.

Vous hésitez à partir seul(e) ? Cette citation de Paulo Coelho vaut plus qu'une longue démonstration :


" La solitude n'est pas l'absence de compagnie, mais le moment où notre âme est libre de converser avec nous et de nous aider à décider de nos vies "