Partie 1 : 5 raisons de se mettre au bikepacking
Tu vas pouvoir rouler (presque) partout
Avant toute chose, un petit point sur les termes : chez Bivouak on fait du gravel : à mi-chemin entre le VTT et le vélo de route, le gravel t’offre d'être aussi à l’aise sur les routes que sur les chemins de terre et de graviers (gravel, en anglais) grâce à la largeur de ses pneus, il t’assure un confort inégalé de par la géométrie de son cadre qui te garantit de pouvoir rouler de longues heures en perdant toute notion du temps.
Le gravel est un peu ce que le trail est à la course à pied : tu dois jauger chaque coup de pédale et analyser où engager ta roue. Un aspect ludique qu’il emprunte au VTT et un aspect « pilotage » qui relève du jeu en faisant appel à notre âme d’enfant.
En résumé, c’est l’option idéale pour partir à l'aventure bikepacking, puisque tu vas pouvoir varier les plaisirs et laisser libre cours à tes envies d’exploration.
Tu vas voyager bas carbone
Tu nous as sûrement vus venir à des kilomètres, mais c’est un fait : le vélo, c’est le loisir à faible impact environnemental par excellence. Et au vu du contexte climatique actuel, ce n’est pas rien. Le gravel participe à réinventer l’imaginaire du voyage en offrant une alternative décarbonée pour combler tes envies d’évasion. Pourquoi s’envoler à l’autre bout du monde quand l’aventure commence souvent sur le pas de ta porte ?
Pour boucler la boucle, il convient toutefois de rester attentif au cycle de vie de ton bolide. Pour ça, rien de mieux qu’un entretien adéquat pour t’assurer de profiter de ton vélo pendant de longues années… voir une vie entière. Par ailleurs, le train est ton meilleur ami pour rejoindre le départ de ta prochaine aventure.
Tu vas faire de l'exercice sans même t’en rendre compte
Tu t’en doutes : le vélo, c’est bon pour les gambettes et la bonne santé cardiovasculaire. Un remède de choc contre la sédentarité qui te permet de combiner l’utile à l’agréable. Loin des salles de sport surpeuplées, tu vas pouvoir faire du bien à ton corps et voir du pays par la même occasion, te mettre en mouvement en gardant les yeux grands ouverts sur ce que tu découvres.
Le vélo a l’avantage d’être un sport porté. Ce qui en fait une activité physique accessible au plus grand nombre et adaptée à tous les niveaux de forme physique. Pas besoin de te lancer dans de l’ultra distance tout de suite, profite d’abord du voyage !
Une ode à la lenteur
Faire du bikepacking c'est accepter un moyen de transport plutôt lent, une excuse toute trouvée pour ralentir l’allure et apprécier la beauté des paysages que tu vas traverser à grands coups de pédale. Prendre son temps, cela fait partie du jeu.
Outre le départ et l’arrivée, c’est surtout ce qu’il se passe entre les deux qui est important. Tu vas devoir apprivoiser la géographie des régions traversées en te mettant en quête des chemins qui les traversent. Une quête synonyme de liberté, de nature sauvage, d’autonomie et de débrouille. Revenir à l’essentiel en voyageant de manière minimaliste, tout en mettant de côté la performance pour lui préférer l’esprit d’aventure et de déconnexion. Une aventure hors des routes encombrées de voitures, en dehors du monde.
Tu vas te faire des ami·es
À vélo, dans un col, autour d’une grande tablée ou d’un bivouac, au petit matin quand on replie la tente encore un peu endormi·e, ou lorsqu’on a crevé au bord de la route et que le groupe s’arrête pour aider : on découvre que ce qu’on est venu chercher, ce n’est pas seulement l’aventure, c’est les autres.
Chez Bivouak, nous croyons profondément que le voyage à vélo est un moyen de retisser des liens dans un monde fragmenté : avec soi-même, avec la nature, et surtout avec les autres.
Une communauté, c’est une aventure collective qui repose sur une vision partagée du monde. Chez Bivouak, on a voulu créer une communauté où l’on avance ensemble, où chacun·e trouve sa place, où les rencontres sont vraies et les émotions brutes. Nos aventures à vélo ce sont des colos pour les grands enfants sauvages : de la bienveillance, du rire, du dépassement de soi.
Partie 2 : l'art d'emporter l'essentiel
Préparer son matériel pour le bikepacking : l’art d’emporter l’essentiel
Partir en bikepacking, c’est toujours la même promesse : voyager léger, mais avec suffisamment pour gérer les éventualités.
S'habiller, manger, dormir, réparer, lorsqu’on commence à s’intéresser au bikepacking, il est facile de se laisser submerger par l’avalanche de matos et de conseils glanés ici et là. Voici un guide inspiré de nos propres expériences et des conseils de nos partenaires.
Les sacoches
Il s’agit probablement de l’élément le plus distinctif d’un vélo équipé pour le bikepacking. Elles sont de toutes les tailles, de toutes les formes et de toutes les couleurs, ce sont bien sûr les sacoches. On te fait un petit topo.
A l'avant du vélo
- La sacoche de guidon : généralement assez volumineuse, elle ne doit cependant pas être trop chargée pour que tu puisses garder un contrôle total sur ton bolide.
- Les food pouch : elles accueillent volontiers tous les petits objets que tu souhaites garder à portée de main pendant ton périple.
- Les sacoches de fourche : se fixent de part et d’autre de ta roue avant.
- Les sacoches sur le porte-bagage : c’est l’option la plus spacieuse, mais aussi la plus volumineuse et la plus lourde. À réserver aux périples au long cours et lors desquels tu as besoin d’emporter beaucoup de choses avec toi.
Au milieu du vélo
- Les sacoches de cadre : il en existe de différentes tailles selon tes besoins (fullframe ou non). Elles peuvent être équipées de poches latérales facilement accessibles pour les petits objets dont tu as besoin rapidement.
- Les porte-bidons : se fixent sur le cadre si ta sacoche de cadre le permet. Les bidons peuvent également se fixer sur la fourche ou se glisser dans les food pouch.
À l’arrière du vélo
- La sacoche de selle : compressible, elle accueille les objets volumineux dont tu n’as pas besoin pendant la journée (par ex. ton matelas)
- Les sacoches sur le porte-bagage : même topo qu’à l’avant !
Le côté pratique du vélo, c’est que tu as de la place pour attacher des trucs un peu partout. Un sac étanche, une paire de straps et le tour est joué !
Rouler, réparer, rester en sécurité
Dans ta trousse à outil, tu dois absolument avoir :
- Pompe et kit de réparation (rustines, colle, démonte-pneus).
- Deux chambres à air de rechange.
- Un multitool, le couteau suisse du cycliste.
En gravel, on peut ajouter un dérive-chaîne, un maillon rapide, une patte de dérailleur de rechange (elles ne sont pas standard, vérifie la référence de la tienne via le constructeur de ton vélo), de l'huile pour ta chaîne.
Avant de partir : bichonne ton vélo
Un vélo, ça s'entretient pour aller plus loin. Prends le temps de préparer ta monture :
- Un bon nettoyage global ne fait pas de mal avant d’aller le salir de nouveaux sur les chemins
- Vérifie freins, transmission, chaîne.
- Ajuste la pression des pneus. Astuce : ne met pas trop de pression si tu roules en gravel pour être confort sur les chemins
- Contrôle toute la visserie : les vibrations du gravel desserrent plus vite qu’on ne le croit.
La sécurité
Sur la route, tu es un·e usager·e fragile face aux voitures. Pour rouler sereinement, on mise sur la visibilité et la protection :
- Un casque (attention, une fois qu'il a pris quelques coups, il est temps de la changer)
- Des lumières avant et arrière en état de marche (le mode clignotant ne suffit pas).
- Un gilet ou des rubans réfléchissants haute visibilité.
- Des réflecteurs à l’arrière du vélo.
S'habiller pour toutes les saisons
Les éléments indispensables et qu’il vaut mieux avoir avec soi, tout le temps :
- Une paire de gants, ou deux : des mitaines et pour les temps froids, les gants d’alpinisme sont un must car ils sont souples et étanches !
- Une première couche (ou baselayer) à manches longues ou courtes selon la météo. La laine mérinos est notre meilleure alliée : elle ne retient pas les odeurs et reste chaude, même mouillée.
- Une protection chaude contre le froid : polaire ou doudoune, qui se plie facilement et ne prend pas trop de place.
- Une veste imperméable, éventuellement équipée d’une capuche.
- Un cache-cou, utile en TOUTE circonstance (froid, vent, soleil, nettoyage de lunettes)
Dans mes sacoches, il y a aussi
"Dans ma valise, il y a" : parmi les vêtements importants, mais qui dépendent des préférences personnelles :
- Pour une semaine : un cuissard ou deux ou bien un seul cuissard avec des peaux de chamois ou pads interchangeables, que l'on peut laver au fur et à mesure ou un short de sport / rando / VTT avec un sous-vêtement en laine mérinos
- Pour les matins frais, ou les longues descentes de col : des jambières ou un cuissard long ou un legging (possiblement en mérinos)
- Pour le soleil ou les matins frais ou les longues descentes : des manchettes que tu peux humidifier au besoin, ou un t-shirt manches longues avec protection UV ou un t-shirt en laine mérinos
L'astuce
Lorsque l'on choisit ses vêtements, pour éviter d'en emporter trop, ou d'avoir des équipements inutiles, on peut suivre la règle suivante : un objet doit permettre plusieurs usages. Par exemple, une polaire doit pouvoir être portée lorsque l'on fait du vélo, mais aussi lors des pauses ou du bivouac. Un t-shirt en laine mérinos peut être utilisé comme baselayer par temps froid et comme pyjama pour le bivouac le soir, ou comme vêtement à porter à l'arrivée.
Une autre règle peut être d'avoir une tenue propre et une tenue sale, qu'on n'échange pas. La tenue du jour et la tenue du soir, la tenue du bikepacker et la tenue du bivouakeur !
Quelle que soit la stratégie, il faut toujours garder des vêtements secs par sécurité (pour éviter les irritations, avoir une possibilité pour se changer en cas de changement de météo).
L'astuce ultime, c'est de superposer ou éplucher les couches avec la technique de l'oignon : une couche de base, une couche chaude et une couche coupe vent et une couche imperméable.
Enfin, le bazar utile
Hygiène et santé, mieux vaut prévenir que guérir :
- Kit de premiers secours.
- Crème solaire, crème anti-échauffement (Bepanthène), Voltaren en crème.
- Anti-moustiques selon la saison et la région.
Et enfin, la catégorie fourre-tout mais non moins importante :
- Batterie externe, lampe frontale, câbles de recharge.
- Couverture de survie (utile aussi sous ton matelas pour couper du froid).
- GPS de navigation et téléphone.
- Carte d'identité, carte bleue et un peu de cash pour parer à toutes les éventualités.
- Une mini housse de transport si tu combines train et vélo.
Partie 3 : quand vient la nuit
Loin d’être un luxe, c’est important de bien dormir en itinérance.
Parce que bien reposé.e, on pédale mieux ! Reste à savoir sur quel type de nid douillet jeter notre dévolu. On passera volontairement sous silence les abris de fortune type arrêts de bus, qui sont parfaits pour un dodo de quelques heures au beau milieu d’une course, mais pas forcément adaptés si tu veux profiter de l’aventure en prenant ton temps. Il existe plusieurs options, et les connaître sur le bout des doigts te permettra de pallier toutes les situations selon la typologie des régions traversées, même les plus inattendues !
Le bivouac
La full expérience. Celle qui te permet de t’endormir au son des criquets pour te réveiller ragaillardi.e le visage baigné des premiers rayons du soleil. Tu te demandes quel est le meilleur endroit pour planter ta tente ou dérouler ton bivy et profiter d’une parenthèse enchantée en toute sécurité et en respectant la loi ? Rassure-toi, tu n’es pas seul.e.
Il existe en effet quelques règles. En France, le bivouac est toléré du coucher au lever du soleil, sauf dans les zones où il est spécifiquement interdit (sur les plages, routes et chemins publics, près des points d’eau destinés à la consommation, etc.). Ce qui te laisse pas mal d’options pour t’installer à condition de ne pas le faire n’importe où. On évitera notamment les abords des cours d’eau : l’amont peut cacher un barrage et on n’est jamais à l’abri de fortes précipitations. Dans le doute, mieux vaut s’en éloigner.
Il est aussi possible de s’installer sur un terrain privé, à condition d’en demander l’autorisation à son propriétaire. N’hésite pas à aller toquer aux portes pour poser la question, tu seras souvent surpris.e de l’accueil qui te sera fait !
Et si tu n’es pas du genre à laisser sa chance au hasard et que tu préfères anticiper, tu peux te tourner vers des applications qui mettent en relation voyageurs et habitants, type Welcome To My Garden, Warm Showers ou Home Camper. À noter que certaines d’entre elles nécessitent un abonnement pour profiter de l’ensemble des fonctionnalités.
Ton spot de bivouac ne doit garder aucune trace de ton passage, hormis la trace de tes pneus ! Les espaces naturels traversés sont souvent fragiles, et il en va de la responsabilité de chacun.e de contribuer à leur préservation.
Le camping
Le camping ressemble à s’y méprendre au bivouac… le confort d’une bonne douche chaude en plus (crois-nous sur parole, ça n’a pas de prix après plusieurs centaines de bornes à pédaler). Certes, il te faudra payer ton emplacement, mais les tarifs sont relativement abordables et tu pourras profiter d’un point d’eau, de sanitaires et peut-être même d’une prise électrique pour recharger ton matos.
L’avantage du camping, c’est qu’on te dégotera toujours une petite place pour toi et ton vélo, même lorsque la saison bat son plein. C’est l’avantage de ne pas prendre trop de place !
L'hébergement en dur
Promis, ce n’est pas de la triche. Dormir en dur, c’est un peu ta carte joker lorsque tu as un coup de mou ou que les conditions météo se déchaînent. Les options sont nombreuses : hôtels, Airbnb, gîtes ou chambres d’hôtes…
Pour les options responsables, tu peux te tourner vers GreenGo qui recense les séjours écoresponsables compatibles avec tes valeurs.
Enfin, on termine avec le label Accueil Vélo, qui te permet de repérer les hébergements, sites touristiques, mais aussi loueurs et réparateurs offrant un accueil de qualité et des services proches des itinéraires cyclables. Un établissement labellisé Accueil Vélo, c’est la garantie d’être bien accueilli.e toi et ton bolide !
La matériel pour bien dormir dehors
Un bon sommeil en bivouac bikepacking est la clé pour repartir chaque matin avec le sourire :
- Sac de couchage 0–5 °C + drap de soie pour gagner quelques degrés (et accessoirement éviter de salir ton sac de couchage qui est plus difficile à passer à la machine !)
- Matelas isolant. Regarde la R-value : c’est l’indication du niveau d’isolation thermique du matelas - plus elle est élevée plus le matelas t’isolera du froid qui remonte du sol et gardera ta chaleur - de 1 à 10 : au-delà de 4 on atteint un très bon niveau d’isolation qui permet de dormir y compris dans des conditions hivernales)
- Tente, bivy, hamac, taro selon tes préférences.
Les bonus pour faire de ton bivouac une expérience 4 étoiles :
- L’oreiller gonflable pas obligatoire, mais il est quand même très chouette pour rehausser ton niveau de confort. Les vêtements roulés en boule peuvent faire un oreiller plus qu'acceptable.
- Un bandeau pour les yeux pour t’éviter d’être réveillé.e par les premières lueurs du jour.
- Des boules quiès pour dormir sur tes deux oreilles si tu as le sommeil léger.
Astuce : si tu as peur d’avoir froid c’est possible d’ajouter une couverture de survie soit sous ta tente directement sur le sol, soit en dessous de ton matelas. Elle empêche la perte de chaleur et protège de l’humidité !
Partie 4 : manger, boire, manger
Comment se nourrir en bikepacking ?
Quand tu pars en voyage à vélo, ton corps devient une véritable machine à brûler du carburant. Chaque coup de pédale consomme de l’énergie, principalement des glucides. Après 1h à 1h30 d’effort, tes réserves de glycogène commencent à s’épuiser. Résultat : fatigue, coup de mou, voire la fameuse fringale qui te coupe les jambes. La bonne nouvelle ? Avec une bonne alimentation, tu peux éviter ces baisses de régime et garder ton énergie tout au long de ton itinérance.
Les 2 règles d'or de l'alimentation en bikepacking
Manger avant d’avoir faim.
Anticipe, car si tu attends la faim, il est déjà trop tard. A l’inverse ne mange pas en énorme quantité d'un coup pendant l’effort au risque de te couper les jambes. Anticipe ton trajet et organise tes pauses en fonction : si tu as une grosse journée prévue c’est peut être mieux de ne pas s’arrêter 3h au restaurant pour manger une énorme pizza et de garder cette option pour le soir !
- Boire avant d’avoir soif. La déshydratation accentue la fatigue, diminue la concentration et augmente le risque de blessure.
Après l’effort tu verras ton corps va rester sur l’idée qu’il est toujours envoyage à vélo et continue à te demander à manger régulièrement. Tu peux alors avoir des fringales sans même faire de vélo ! On l’appel la “dette alimentaire”, ton corps même au repos a besoin de récupérer et de continuer à refaire ses stocks
Que manger pendant une journée de bikepacking ?
- Des en-cas rapides pendant la journée : une barre de céréales, des fruits secs, une compote, une banane, ou même un petit sandwich. L’idée, c’est d’apporter des glucides faciles à digérer et rapidement assimilables.
- De vrais repas après 3 ou 4 heures de vélo : ajoute des protéines (œufs, thon, houmous, fromage) et des lipides (avocat, beurre de cacahuète, oléagineux) pour recharger durablement. Le soir, des plats préparés prêts à l’emploi que tu trouves facilement en supermarchés : conserves, tortillas, plats bio faciles à manger froids ; les lyophilisés cooknrun qui se préparent en 8 minutes, parfaits pour le bivouac.
- Des plaisirs simples : un paquet de bonbons, une glace, un carré de chocolat. Ce n’est pas que de l’énergie, c’est aussi le carburant de la bonne humeur et de ton âme d’enfant sauvage.
- Hydrate toi régulièrement avec de l'eau ! S'il fait très chaud et que tu transpires beaucoup, privilégie une eau riche en minéraux ou une boisson d’hydratation (que tu peux trouver en pharmacie sous forme de pastilles à diluer dans l’eau).
En voyage à vélo en itinérance, tu ne maîtrises pas toujours ton temps, ni l’endroit où tu vas manger. On te conseille vraiment d’avoir toujours un repas de secours dans la sacoche : c’est ton assurance anti-fringale en cas de coup dur, de bivouac reculé ou de restaurant fermé ! Pense aux plats lyophilisés pratiques et compacts comme ceux de Cooknrun savoureux et prêts en 8 minutes !
Le matériel que tu emportes avec toi
(* à adapter en fonction de la longueur de ton aventure)
- Gourdes pour 2 L d’eau minimum. Le must, une gourde filtrante Katadyn BeFree pour recharger en eau n’importe où.
- Réchaud, popote si tu veux vivre la full expérience de bivouac,
- Couverts, couteau, cup.
Partie 5 : tracer ta trace
Les bons outils pour s’orienter
Dans cet article on va faire un focus sur Komoot, mais avant de zoomer, voici une petite boîte à outils utile pour préparer ton parcours :
- Open Runner : pour construire un itinéraire à partir de points GPS
- Maps.me : une appli mobile qui fonctionne hors ligne, idéale pour les voyages longs et hors zones de connexion
Pour faire du repérage :
- Iphigénie & cartes IGN : très précises, parfaites pour le hors sentier, utile pour le gravel
- Google Earth : pour visualiser le terrain en 3D
Étape 1 : un départ, une arrivée… et un objectif
Commence par choisir ton point de départ et d’arrivée. Simple, non ? Pas tout à fait : pense à ton niveau, ton envie du moment, et le temps dont tu disposes. Komoot te propose plusieurs niveaux de difficulté pour adapter le parcours : débutant, intermédiaire, expert… ou juste curieux.
Astuce : tu peux aussi construire une boucle, pour revenir à ton point de départ sans faire le même chemin.
Lire la carte, c’est déjà partir
Prends quelques minutes pour comprendre la légende de Komoot : chemins roulants, sentiers techniques, pistes cyclables, tout y est. Ça te permet d’éviter les mauvaises surprises (genre 2 km de portage dans les ronces).
Les types de voies :
- pointillés noir et blanc : chemins de fer
- orange : routes à fort traffic
- jaune : départementales
- blanche : petites routes et communales
- jaune poitillés : chemins carrosables
- ligne noir : sentiers
Les courbes de niveau apparaissent sur la carte, plus elles sont rapprochées plus ça grimpe !
Tu as 2 options de fonds de carte :
- la carte Komoot : quand c’est vert c’est de la nature ! Plus c’est urbanisé, plus le fond est vert clair voir blanc
- La carte satellite de Komoot qui te permet de mieux voir le relief
Ajoute tes envies et repères pratiques
Un bon itinéraire, c’est aussi des étapes pensées avec soin. Voici quelques questions à te poser pendant que tu traces :
- Est-ce qu’il y a un château, un lac ou un point de vue que je rêve de voir ?
- Où sont les points d’eau sur ma trace ?
- Ai-je prévu un endroit pour bivouaquer ?
- À quel moment puis-je faire un ravitaillement (supermarché, boulangerie, café) ?
Komoot permet d’ajouter tous ces points d’intérêt à ta trace.
Utilise Trail View pour vérifier les chemins
Komoot propose un outil magique : Trail View, des photos postées par d’autres usagers pour voir l’état réel du chemin. Repère les petits points verts sur la trace : ce sont les aperçus terrain, souvent très utiles !
Surveille ton dénivelé
Regarde toujours le profil d’altitude de ton itinéraire :
Un pourcentage de pente > 9 %, ça commence à chauffer les mollets.
Les couleurs te guident : vert = cool, rouge = ouch.
Attention aussi à la répartition du dénivelé : mieux vaut éviter 80 % du D+ dans les 10 premiers kilomètres (sauf si tu veux tester ta résilience mentale).
Sauvegarde ta trace hors ligne & partage ton itinéraire
Une fois ton itinéraire prêt, pense à le télécharger pour une consultation sans réseau. Komoot permet aussi de le partager avec tes potes pour préparer une sortie collective (ou qu’ils viennent te chercher si tu te perds).
Partie 6 : vélo et train
Prendre le train avec son vélo
Prendre son vélo dans le train n’est pas toujours une mince affaire. C’est souvent ce qui revient comme premier frein au voyage d’ailleurs. Les galères de train on en a entendu des dizaines, on en a vécu pas mal aussi !
Réserver une place vélo pour prendre le TER
Il y a de plus en plus de voyageur·euses à vélo sur les chemins et dans les trains ! Pour répondre à cette demande croissante et permettre aux cyclistes de voyager dans de bonnes conditions, la plupart des régions demandent désormais de réserver une place vélo, pour un montant symbolique de 1€. Cette réservation se fait via la plateforme spécifique à chaque région. Les règles d'emport d'un vélo non démonté diffèrent selon les régions, vérifie bien ! Dans tous les cas, les sacoches doivent être démontées.
TGV Inouï, Intercités et OUIGO
Réservation d’un billet vélo obligatoire à 10€ pour embarquer son vélo non démonté. Pratique mais nombre de places très limitées par TGV (2 places par rames de 8 voitures), premier arrivé, premier servi !
Pas de réservation nécessaire pour un vélo démonté sous housse dans les TGV INOUI et les INTERCITÉS.
Votre vélo démonté doit être sous housse étiquetée aux dimensions maximales de 90 x 130 x 50 cm. Si il y a de la place vous pouvez le ranger dans la partie bagages. Vous pouvez aussi l’accrocher à la rambarde à l’étage du train. Le mieux c’est encore de demander au contrôleur !
Pour toutes les questions d'intermodalité train + vélo ; train + rando, tu peux consulter le site très bien documenté de Mollow.
Ces recommandations sont basées sur nos expériences personnelles, elles sont évidemment subjectives.
Tu t’en rendras vite compte, c’est une pratique qui pourra te demander pas mal d’expérimentations, d’erreurs et d’adaptations.
Commence par observer les autres, en gardant bien en tête que ce qui fonctionne pour eux ne constituera pas forcément la solution idéale pour toi. À force de tests, on n’a aucun doute sur le fait que tu sauras vite trouver le set-up idéal !
En gardant en tête que tout doit rentrer dans tes sacoches. En bikepacking on est heureux de voyager léger !



